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Rampes d’escalier – installation

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Et le balcon avance rapidement.

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Je termine le tout cet été.

 

Main courante

Oui, oui, le projet avance toujours. À pas de tortue, mais ça avance.

C’est juste qu’à part l’angle des marches, les rampes d’escalier n’ont rien de nouveau à offrir. Je n’ai que répété ce que j’ai fait avec les garde-corps et les colonnes. Finalement cette semaine,  un peu de nouveau. Je voulais trouver une façon de mieux marier la main courante de 1 3/4” de largeur, au tuyau de 1″ de mes colonnes.

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Avec les garde-corps, c’était un peu primitif; j’ai simplement coupé sur les côtés.

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Cette fois-ci, plutôt que d’enlever sur les côtés, j’ai enlevé du milieu.

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La pièce est chauffée au charbon, les 2 pointes sont martelées ensemble, la fente est soudée, et le tout est meulé.

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Ça marche aussi à l’autre bout, sur quelques pouces de plus, pour une finition plus douce.

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J’ai déposé mes pièces en place vite fait, le temps de prendre une photo.

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Il reste environ 250 colliers à poser, le placage zinc, et la peinture avant l’installation au printemps.

La pièce de gauche pèse 85lbs. Ça doit faire 10 fois que je la transporte. “Non, docteur. Je n’ai aucune idée comment j’ai pu développer une tendinite à l’épaule. »

Rampes

Retour aux Forges de Montréal après une longue absence.

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Garde-corps – installation

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Garde-corps – suite

C’est sûr que d’avoir un blogue sans y ajouter une seule entrée en plus de 9 mois, c’est pas très, très winner côté marketing. Mais bon, comme disait le célèbre philosophe canadien; « Que voulez-vous! »

J’ai été occupé.

En mai dernier, j’ai passé plus de 3 semaines en tournage en République Démocratique du Congo. Pour ceux qui ont manqué la trentaine de photos sur Facebook, je vous offre celles-ci:

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Je me suis fait de nouveaux amis, incluant monsieur fashion, avec son veston reluisant;

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Et la cicatrice sur son front, c’est monsieur machette.

D’autres petits tournages ont suivi, un peu de pognage de beigne aussi, et j’ai déniché mon deuxième contrat de rénovation; une cave à retaper. Un petit deck chez un ami ici, un plus gros chez un autre là, et nous voilà en novembre, pour un autre tournage à l’étranger. Une semaine en Turquie, où j’ai été très bien accueilli…

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Et 2 semaines au Soudan Sud, où on a passé quelques heures à naviguer le Nil Blanc;

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Encore là, j’ai une trentaine de photos sur Facebook.

Ce qui nous amène en décembre, pour un retour aux Forges de Montréal. Les volutes sont fixées au cadre avec la soudeuse mig. Photo niaiseuse, car les soudures sont du côté opposé.

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Ensuite, les colliers sont coupés. J’ai besoin de 4 longueurs.

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Plutôt que de les chauffer au charbon comme la première fois (avec le risque de surchauffe et de perte de pièces), j’ai opté pour la forge au propane, où la température est réglable.

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À noter ma jig, fixée à la table avec les vice-grips, qui sert à former les 2 premiers plis dans mes colliers.

Forge au propane, avec colliers en attente.

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Et c’est comme la dernière fois.

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Les colliers sont placés sur les garde-corps, et les 2 derniers plis qui ferment la boucle sont faits avec la torche d’oxyacétylène.

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Placage zinc.

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Atelier de peinture dans le salon.

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Pour aboutir avec 2 garde-corps prêts pour l’installation.

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Aussitôt que le beau temps se pointe.

Garde-corps

Depuis que j’ai installé mes colonnes, mon temps s’est divisé en 3 parties. En premier lieu, j’ai considérablement réduit la longueur de ma « to do list ». Trop de petits projets autour de la maison qui traînaient depuis trop longtemps. J’en suis fier. Ensuite, j’ai effectué une longue et profonde exploration de mon nombril. Ça, j’en suis un peu moins fier. Et quand j’ai finalement décidé de reprendre le projet, j’ai dû attendre 3 semaines avant d’avoir accès à l’atelier des Forges.

Finalement, lundi dernier, j’ai pu entamer la phase 2 du projet; les garde-corps. C’est de loin la partie la plus simple et, avec comme presque seule nouveauté les mains courantes, la moins stimulante. J’ai donc décidé d’ajouter un peu de yum à la chose en incorporant des torsades aux tiges verticales.

La deuxième étape consiste à tourner la tige encore une fois d’un tour, mais dans la direction opposée, et sur une longueur de 4 pouces. La troisième est une copie de la première, pour un résultat satisfaisant.

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L’autre nouveauté c’est que j’ai soudé au MIG pour la première fois. Selfie, avec la soudeuse en arrière-plan, et le cadre d’un de mes garde-corps en assemblage sur la table.

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De retour à la maison, j’ai placé mes volutes pour me donner un aperçu du look final. Comme c’était le cas avec les colonnes, toutes les volutes devront être ajustées pour être uniformes et bien tomber en place.

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Installation

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L’installation s’est très bien déroulée. Je n’ai eu qu’à soulever le balcon d’un pouce ou deux pour les mettre en place.

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Bilan: 464 pièces d’acier, 292 heures, $2234.

Finition

Au début du projet, j’avais l’intention de faire galvaniser mes colonnes, pour ensuite les faire peinturer au pistolet pour une finition plus uniforme. Et ça m’éviterait les dizaines d’heures nécessaires pour faire la job au pinceau. Mais des gens qui s’y connaissent beaucoup plus que moi m’ont déconseillé la galvanisation dite « hot dip », ou les pièces sont trempées dans du zinc liquide. L’épaisseur du placage est loin d’être uniforme et le zinc est trop épais pour pénétrer les racoins de mes colliers. Plutôt, on me recommande un atelier qui se spécialise en peinture électrostatique; une charge est appliquée à la peinture (qui est sous forme de  poudre) et une charge opposée, à la pièce. Les deux s’attirent, et le tout passe au fourneau.

C’est à cet atelier où je me suis présenté à la mi-décembre. Et c’est là que je me suis fait chicaner: « C’est la pire chose pour la rouille », m’indique le gars d’la shop, en parlant de mes colliers. Il peut faire la job, mais ça va rouiller en 6 mois/1 an. « Commence avec un placage au zinc », il ajoute. Électrolytique cette fois-ci. C’est ce que j’ai fait.

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En attendant le placage, la méthode de peinture à utiliser est devenue évidente; un pistolet ne pourrait jamais rejoindre la face intérieure de plusieurs de mes colliers.

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La seule façon d’y arriver serait d’y fourrer un pinceau bien saturé. Encore une fois, j’ai transformé la maison en atelier.

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Malheureusement, dans du noir sur noir, les pétales se perdent.

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Après 36 heures de peinture, j’ai finalement appliqué la dernière goutte aujourd’hui. Prochaine étape; l’installation.

 

Prêt pour la peinture

C’est fini.

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J’ai reçu un très bon conseil aux Forges hier, en dépliant mes derniers pétales; de courber les tiges qui mènent à mes roses.

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Je crois que ça donne une allure un peu plus organique à la chose.

 

Paire

Je m’attendais à un gros « Tada! », mais j’ai abouti avec un « Ça va faire l’affaire. »

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Il me reste 3 paires à déplier, couper, et souder en place.

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Rose

J’ai passé le dernier mois avec un projet de fer ornemental qui roulait en « Park ». Avec mon horaire assez chargé, et Les Forges de Montréal qui complétaient un contrat nécessitant l’atelier au complet, j’ai dû attendre mon tour jusqu’à, finalement, aujourd’hui.

Il y a deux mois, j’ai partagé sur Facebook une photo d’une rose que j’ai forgée à partir d’une tige d’acier de 3/8″ carré.

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Un gros merci à mon ami François pour m’avoir montré les étapes à suivre. Vous pouvez visiter la page Facebook de son atelier ici.

Malheureusement, à seulement 2″ de diamètre, elle est trop petite pour occuper l’espace de mes ovales. J’étais donc aux Forges le 1er octobre pour tenter d’en fabriquer une plus grosse, cette fois-ci à partir d’une tige de 1/2″ carré. Le tout commence avec l’aplatissement de l’acier à 1/8″ d’épaisseur sur 10-12″.

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Ensuite, des fentes forment les pétales.

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Les pétales sont encore une fois aplatis, pour passer de 1/8″ d’épaisseur à… uhhh… très mince.

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La prochaine étape est d’enrouler les pétales autour de la tige. Et là, j’ai versé une petite larme. Fin de la journée.

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De retour à la maison, j’ai réussi à souder la pièce cassée.

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Et j’ai complété l’enroulement…

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…grâce à mon nouveau jouet.

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Gaz MAPP et oxygène. MAPP pour MethylAcetylene-Propadiene Propane. Anyway…

Le problème avec ce système est que pour obtenir la très haute chaleur nécessaire pour travailler l’acier requiert beaucoup d’oxygène. Le réservoir était vide après 8 minutes.  À $14 le réservoir, ça fait cher de l’heure. C’est un très bon système pour dépanner, mais beaucoup trop dispendieux pour utiliser au quotidien.

Aujourd’hui, j’ai allongé la tige avec une courte session de forge au charbon, et j’ai plié les pétales avec la torche d’oxyacétylène.

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Je suis satisfait du résultat, mais à 3″ de diamètre, elle est encore trop petite pour mes ovales. Je vais tenter d’étirer les pétales encore plus sur les prochaines, mais la solution est probablement d’en mettre deux. Une principale conçue à partir d’une tige  de ½ », et une plus petite vargée dans du ⅜ ».

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Cette rose est beaucoup plus qu’une simple décoration. C’est un hommage à ma mère, Larose de son nom de jeune fille.

Merci pour tout, maman.

6 pattes

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Il ne me reste qu’à déterminer ce que je vais placer dans les ovales…

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Et, allez-hop, ça part pour la peinture.

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La photo qui suit ressemble beaucoup à la dernière que j’ai affichée de mon fer forgé, mais il restait encore beaucoup de travail à faire.

Aujourd’hui, j’ai plié le dernier collier de 294 sur mes 2 colonnes.

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Projet cabanon

Avec mon projet de fer ornemental pour la façade de ma maison roulant un peu au ralenti ces temps-ci, un nouveau projet s’est présenté; la construction d’un cabanon de 8 x 12 au chalet de mon ami Filippo. Le but principal du projet était de démolir 3 cabanons qui bloquent la vue sur un superbe marais. Le nouveau serait construit là où il aurait dû être construit, c’est-à-dire au bout de l’entrée.

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Le deuxième but était de recycler toute la tôle, l’aluminium, et la plus grosse porte des 2 cabanons de droite pour utiliser sur le nouveau, lui donnant l’apparence d’avoir été construit il y 40 ans. Un cabanon ne devrait pas être plus beau que son chalet. En plus, on réduirait nos coûts.

Au début d’août, je suis monté au chalet avec Filippo pour établir la base. Un peu de défrichage pour s’approcher de la ligne de terrain…

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Avec un sol plutôt sablonneux, ça semblait être la parfaite occasion d’utiliser des pieux vissés de 50″.

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Les 2 premiers pieds sont entrés assez facilement, mais ils avaient tendance à glisser en début de vissage, s’éloignant du point voulu.

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On s’est fait royalement chier pour les 2 derniers pieds. Deux gars, les dos bien pliés, au bout d’un 2 x 4 de 8′, poussant et tirant avec toutes leurs forces. On a tellement forcé que…

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La persévérance étant payante (et avec beaucoup de gossage), on a quand même réussi à compléter l’objectif du jour.

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C’est clair que les pieux vissés sont rayés de ma liste. J’aurais préféré de bons vieux sonotubes.

Jeudi dernier, je suis monté seul pour recevoir la livraison des matériaux. J’ai utilisé le plancher comme table de travail pour assembler les 4 murs.

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C’est fou ce qu’on peut accomplir en 6.5 heures quand tout fonctionne d’après le plan. C’est clair que ça n’allait pas durer.

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On s’entend que c’est un cabanon et non une maison, certaines techniques établies de construction sont mises de côté, notamment celles qui s’appliquent aux travers et aux cadres des fenêtres et porte à venir.

En soirée, notre autre ami Mike est arrivé pour doubler la production. Le lendemain, pendant qu’il continuait la construction…

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Je m’attaquais au vieux pour enlever la tôle,

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et tout l’aluminium entourant les toits. Attention aux clous…

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Le projet s’est gâté en essayant de récupérer la vieille porte. Pourriture extrême.

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Après un peu de consultation sur la prochaine étape à suivre, et 2 heures plus tard, on avait une nouvelle porte.

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Sauf que sur le chemin du retour, on trouvait tous les deux qu’il était un peu ridicule de mettre une nouvelle porte sur un cabanon dont on souhaitant l’apparence vieille. C’est Mike qui a eu la brillante idée de voir s’il n’y avait pas possibilité d’installer la nouvelle dans le chalet et de prendre la vieille pour le cabanon. Par un miracle de dimensions qui matchent, c’est ce qui s’est produit. Maintenant, à partir du portique, une nouvelle porte nous invite à entrer dans le chalet.

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Ce fut une longue journée, débutée à 8 heures quelques, pour se terminer à 22 heures.

Samedi et dimanche, on a roulé à 3. Vers la fin, Filippo et Mike terminaient les bardeaux pendant que je vissais la tôle (sur le mur qui fait face à ma voiture).

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Mike est retourné chez lui dimanche soir, après un incroyable souper fourni par les parents de Filippo (tsé, les Italiens…). Lundi, Filippo et moi on a terminé la job.

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Il est laid et parfait pour le lieu. Il reste une rampe à construire et 2 cabanons à démolir. On a déjà un aperçu de la vue, et la vie, qui sera dévoilée.

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Merci les gars, ce fut un super projet.

 

Flashback

Toujours en attente de forger, y’a toujours autre chose à faire… Je n’avais aucune intention de publier une entrée sur le travail qui m’occupe depuis 4 jours; la finition intérieure de mes 2 fenêtres et de mes portes à crémone, installées il y a déjà 2 ans. Je passe de ça;

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À ça;

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Ça nécessite enlever toute la quincaillerie, sabler, aspirer, teindre, attendre, varathaner, attendre, sabler, aspirer, varathaner, attendre, sabler, aspirer, varathaner, attendre, remettre la quincaillerie. Booooring.

Je n’avais aucune intention d’ajouter une nouvelle entrée sauf que ce matin, en attaquant à la fenêtre à auvents du 1er, une découverte dans le méchanisme d’ouverture.

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Des cocottes grises…

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Retour des guêpes maçonnes. Pour ceux qui ont manqué l’entrée d’origine, la voici. Déterminées, ces petites bestioles.

Et la question du jour: Si des guêpes peuvent s’infiltrer, quelle est l’étanchéité de ma fenêtre à 1,900 piasses?

Tant qu’à rien faire

Je suis bloqué. Je ne peux plus rien faire à la maison, j’ai besoin de forger. Mais les Forges de Montréal sont fermées encore pour quelques jours pour les vacances et mon ami François est en manque de charbon. Je reviens donc sur des travaux que j’ai effectués en avril, mais qui, pour un problème de « time-space continuum », n’a jamais généré d’entrée.

La plus grosse erreur commise sur le projet jusqu’à maintenant est au niveau de la peinture. J’ai appliqué 2 couches de gomme de laque sur tous les noeuds, avant l’apprêt, dans le but de les empêcher de percer la peinture. Le résultat? Une bonne cinquantaine de bulles.

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Pourtant, j’ai utilisé la même technique sous le balcon sans le moindre pépin.

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La différence? Le soleil. Ma théorie est donc que le soleil dégage un gaz dans la gomme qui souffle la peinture. Puisque ça fait près d’un an que j’ai appliqué la gomme, je me dis que tout le gaz qui pouvait s’échapper s’est échappé. Je recommence en sablant les erreurs.

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But wait, there’s more! L’autre problème avec ma peinture est mon choix de fini, qui est trop lustré. L’hiver dernier, lors de journées de belle petite neige mouillée, j’ai pris 2 bonnes débarques. Ça me prend une surface plus abrasive. J’ai commencé par délimiter les zones.

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Une première couche de peinture recouverte de sable (que j’ai pris soin de bien sécher auparavant).

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J’ai taponné fort sur le sable pour m’assurer d’un bon contact, et j’ai retiré le ruban.

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Quatre heures plus tard, j’ai balayé le sable et j’ai frotté fort pour déloger les grains qui n’étaient pas convaincus de leur destin.

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Une couche de peinture en prenant soin d’en mettre le moins possible sur le sable – ce qui réduirait sa vocation d’abrasif.

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Ça va prendre un hiver pour confirmer l’efficacité des travaux, mais j’ai confiance. Le seul hic; trois mois après les travaux, j’ai quelques nouvelles bulles… Merde.

Colliers

En forge, un collier est une bague en acier qui sert à fixer une pièce à une autre. Installé chaud, en se refroidissant, le collier se contracte, barrant les deux pièces ensemble.

J’ai passé vendredi chez François pour faire les 2 premiers plis de chaque collier que j’ai coupé dans ma cour.

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J’ai 3 largeurs, donc 3 gabarits.

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Mes 4 premiers. Il m’en faut 290 pour mes 2 colonnes.

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Aujourd’hui, j’étais aux forges, pour un peu d’assemblage à la torche d’oxy-acétylène.

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Ça donne une allure assez beef, non?

Assemblage

Après avoir gossé quelques heures sur mes volutes, c’est le temps d’assembler.

Une touche de soudure du côté intérieur de mes colonnes pour soutenir le tout en attendant les attaches finales.

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Et je ne sais toujours pas ce que je vais placer dans les ovales.

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Ça commence à être pesant.

Ajustement

Je croyais pouvoir simplement placer mes volutes et assembler le tout. Oh que non.

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Je dois gosser chaque pièce à froid avec l’aide de mes griffes…

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pour obtenir un résultat raisonnable.

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Un pas en avant…

… Un pas en arrière. J’ai l’impression de faire du sur place ces temps-ci.

La source du problème est la piètre qualité de mes soudures. Chaque meulage à la rectifieuse (grinder pour nous les vieux) révèle un ou plusieurs ‟cratères”…

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qui empècheront la galvanisation à venir de coller. Ça ne sert à rien de faire galvaniser le tout, si je laisse plein de petites sources potentielles de rouille. Je passe donc une 2e fois avec la soudeuse, mais dans certains cas, j’empire la situation, ce qui nécessite une 3e passe, avec un coup de rectifieuse entre chaque.

C’est très bruyant une rectifieuse. J’ai beau faire mes travaux les jours de semaine, quand la majorité de mes voisins sont au travail, j’ai l’impression de bien réussir à écoeurer ceux qui restent à la maison. J’ai déjà passé plusieurs heures à meuler dans ma cour, et je n’ai même pas terminé une colonne. Et quand je pense à tout le bruit qui reste à faire pour compléter le projet…

Le découragement s’installe, c’est le temps de prendre une pause.

Chaîne de fabrication

J’ai passé la journée dans l’atelier de François à faire ça;

Pour aboutir avec ça;

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100 pièces, 192 volutes.

Colonnes

Deux cadres de colonnes; check.

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Il reste encore beaucoup de meulage à faire sur mes soudures pour rendre ça beau, mais question d’épargner mes voisins du bruit, je ferai ça un jour de semaine. J’ai aussi les pieds à fixer;

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Et juste pour le fun;

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Souder

Mon nouveau jouet, pour assembler mon fer ornemental.

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Tout comme mon échafaudage, j’ai l’intention de le vendre une fois le travail complété.

Puisque ça fait plus de 25 ans que j’ai soudé à l’arc, j’ai fait quelques tests. De ma première ligne à droite, à ma dernière à gauche, il y a amélioration.

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Et ça commence à prendre l’allure d’une colonne.

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Gabarits

J’ai passé la journée chez mon ami François, qui possède un atelier à faire rêver, non seulement pour le travail du bois,

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mais aussi pour forger.

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Le but de la journée était de fabriquer 2 gabarits pour plier mes volutes, pas juste celles nécessaires pour mes colonnes, mais pour tout le projet.

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Ça va marcher.

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La prochaine fois que je vais forger, ce sera une chaîne de fabrication; chauffer/plier, chauffer/plier, chauffer/plier.

Courrier recommandé

Le 19 mars dernier, j’ai reçu une lettre par courrier recommandé en provenance de la ville de Montréal. Je croyais que c’était pour me féliciter d’être le citoyen exemplaire que je suis.

Oh que non.

« Monsieur,

Lors d’une inspection effectuée en date du 15 mars 2013, nous avons constaté que vous avez commis une infraction à l’article 68… » La lettre continue avec une liste des choses qui manquent à ma maison; garde-corps, rampes d’escalier, essentiellement tout ce qui rend une entrée sécuritaire. « … nous exigeons que cet ouvrage soit rendu conforme aux normes et règlements applicables dans les trente (30) jours suivant la réception de la présente, à défaut de quoi l’autorité compétente prendra les mesures nécessaires afin de sécuriser ou démolir ledit ouvrage. »

Gulp. J’ai passé l’heure suivante à penser à mes options. Est-ce que ça va me prendre un avocat? Comment font les propriétaires délinquants qui ne payent pas les multiples amendes reçues et n’effectuent aucune des réparations exigées? Devrais-je engager une compagnie pour compléter les travaux? Non, non, et non à ce dernier. Failure is not an option. J’ai finalement appelé l’inspecteur qui avait signé la lettre.

La conversation fut beaucoup plus plaisante que ce que j’avais anticipé. Il avait vu ma maison et était au courant  que les travaux effectués jusqu’à maintenant étaient reliés à un permis. J’ai expliqué mes intentions de fabriquer moi-même le fer forgé, et la discussion c’est terminé avec ses mots: « OK, mais gardez-moi au courant. »

Ouf! Mais là, le fer forgé, ça presse.

Ça doit commencer par les colonnes. Je connais mes forces et mes faiblesses, et dans le dossier faiblesse, on retrouve le design. Suivant ma philosophie d’entreprise, je plonge. Six versions plus tard, j’ai quelque chose qui n’est pas trop laid. Difficile de prendre en photo un dessin mesurant 10’3″ x 9″…

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Je me garde en réserve le contenu de l’ovale. C’est ma façon de dire que je n’ai aucune idée, et que c’est une décision à prendre plus tard.

L’acier est coupé (grâce à ma nouvelle scie à métal usagée – $60 sur Kijiji!)

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Puisque toutes mes volutes suivent la même spirale, des gabarits s’imposent. C’est la prochaine étape.

Fer forgé

Avant;

Apprêt;

Désolé, mais celle-là trainait dans mon sac à blagues depuis beaucoup trop longtemps. Fallait que ça sorte.

J’ai installé les contremarches et les bidules décoratifs pour les côtés. Malheureusement, les bidules se perdent complètement dans le noir des limons et du treillis.

J’ai eu un pépin de peinture. À certains endroits, des bulles se sont formées, l’apprêt et la peinture étant complètement détachés du bois. C’est à cause de la laque. Avant de repeinturer, j’ai sablé cette fois-ci. On verra.

Ce qui m’amène à la dernière partie du projet; le fer forgé. Au début, l’idée était d’acheter les pièces (j’avais déjà trouvé un fournisseur en région) et une soudeuse, et de m’apprendre à souder. Tout ça a changé en avril dernier, grâce à un article paru dans le cahier «Carrières» de La Presse du samedi. Un tiers de page consacrée aux Forges de Montréal et leur programme de bénévolat. Depuis ce temps, un samedi sur deux, vous me trouverez ici,

à chauffer de l’acier et à varger d’sus. La plupart du temps, je pratique mes volutes (tiens, un autre mot s’ajoute à mon vocabulaire).

Maintenant, mon but est de fabriquer tout le fer forgé nécessaire pour compléter le projet. J’aimerais bien pouvoir remplacer les supports temporaires de 2×4 par de belles colonnes d’acier avant l’arrivée de l’hiver, mais vu mon l’accès limité à la forge, c’est peut-être un peu ambitieux. Ce qui fait que cette entrée pourrait être ma dernière pour un long bout. Je vous laisse avec le plus récent plan d’ensemble.

Marches

Si mes limons reposent directement sur les galettes de mon parterre, ils risquent de pourrir prématurément. Pour tenter d’éviter la chose, j’ai ajouté un peu de séparation galvanisée.

Ensuite, les supports pour les marches;

Pour finir avec la barre en acier;

Et voici la raison pour la barre d’acier;

J’aurais pu ajouter un autre madrier, mais ça aurait gâché la symétrie. Je préfère ma méthode.

Assemblage;

Installation;

Un peu de gossage à la toupie avant de placer la première planche de finition;

Il ne me reste que les contremarches et des retouches de peinture;

Le résultat est plutôt ordinaire. Je vais espérer que le fer forgé ajoutera la saveur nécessaire à mon entrée.

Évolution d’une guérison

30 mars.

8 juin.

10 juin, après une chirurgie pas chère, pas chère, au Dremel.

Aujourd’hui.

Fascinant.

Mes 2 dernières semaines ont été remplies full patate. Aujourd’hui est la première journée que je peux presque entièrement consacrer aux marches. Mais, une surprise m’attend dans la cave; un petit dégât d’eau.

10 minutes pour trouver la source; une partie de mon drain s’est détaché. J’exagère le problème dans la photo qui suit pour mieux le démontrer.

Je suis quand même très chanceux; l’odeur est loin de ce à quoi on peut s’attendre lorsqu’un égout est ouvert. J’avais pourtant flushé un beau gros tas une heure plus tôt.

Un autre 15 minutes pour régler le problème. C’est le genre de réparation qui mène à un énorme sourire qui fend ma face en deux, juste à penser à ce qu’un plombier m’aurait couté.

De retour aux marches; j’ai coupé mes limons. J’ai eu recours à ma trigonométrie de secondaire 4 pour les dessiner. SOHCAHTOA, de mon apprentissage. D’après les 3 dernières lettres; tangente = opposé/adjacent, ce qui me donne un angle de 34.5°.

Mon inquiétude, c’est qu’ils seront peut-être visibles vus du côté. Puisque je n’ai aucun bois traité visible jusqu’à maintenant, j’ai décidé de les peinturer, juste au cas. Avoir mieux planifié, j’aurais acheté des madriers ordinaires en partant.

Mais avant la peinture, un autre problème à régler. J’ai trop peu de support pour mes limons contre mon palier d’entrée. J’ai donc décidé d’instaurer le code de construction Rénosolo en ajoutant des barres d’acier de 1 ½ » x 3/16″ à mes limons. Des photos à venir dans ma prochaine entrée expliqueront mieux le problème.

Et j’ai passé le reste de la journée à appliquer de l’apprêt.

De gauche à droite; les 3 morceaux qui supporteront le treillis qui fermera le devant de mon palier, mes 4 marches, et mes limons. Plus haut à gauche, suspendus d’un tuyau d’eau, mes 3 barres d’acier.

Carrière

Comme dans roches, pas comme dans profession qui présente plusieurs étapes ou degrés successifs.

Pour compléter mon parterre, j’ai besoin de nouvelles galettes de Pennsylvania Bluestone. Bienvenue à la carrière Ducharme, à Havelock.

Le choix est impressionnant, avec plusieurs importations du ROC… et des États-Unis.

C’est aussi la carrière qui m’a fourni mes allèges.

Je suis retourné à la maison avec 450lb de galettes pour $73.

Un probème constant, c’est la poussée de mauvaises herbes entre mes galettes.

Tant qu’à refaire une partie de mon parterre, je refais le tout, mais cette fois-ci avec du géotextile entre le 4″ de poussière de roche et le pouce de sable, dans le but de ralentir la poussée des indésirables.

4-6″ de pierre concassée (volée de ma cave) pour remplacer l’argile de mon sol, avant la poussière de roche, le géotextile, le sable, et les galettes.

Et là, j’ai oublier de prendre des photos à chaque étape donc, conclusion;

Prochaine étape; les marches.

Boîte aux lettres

Avant le début du projet, je recevais mon courrier grâce à une fente à lettre dans ma porte. Une fois la nouvelle porte installée, j’ai dû me construire une boîte temporaire, qui fête maintenant son 14e mois.

Aujourd’hui, j’ai installé ma nouvelle boîte, ainsi que les chiffres commandés en même temps que ma poignée de porte, issus de la même coulée.

Je m’attendais à une bataille pour percer les trous d’ancrages dans mon mur. Dans le mortier, ça s’est plutôt bien déroulé. Mais dans la brique, oh que non. Une perceuse ordinaire ne fait pas du tout l’affaire. Pause. Réflexion. Ça va me prendre de la percussion (et peut-être même un peu de guitare).  L’occasion parfaite pour finalement me débarrasser de ma veille perceuse Ryobi et ses batteries qui durent 2 minutes.

Mon nouveau jouet; une Dewalt perceuse/marteau perforateur. Oh, yeah!

De retour à la finition… J’ai ajouté un biscuit (collé dans la planche du bas seulement) dans l’espoir que l’horizontale et la verticale gardent la même ligne au fil des années. On verra.

La finition du devant du palier d’entrée devra attendre l’installation des marches. L’installation des marches devra attendre la fabrication des limons. Les limons devront attendre la finition du sol, pour obtenir des dimensions précises. Tout est relié.

La patience

La patience, c’est peinturer du treillis.

Comme j’ai fait sur le balcon, j’arrondis à la toupie les dernières planches de pin embouveté avant de les installer.

Mais le nono a oublié avec la toute dernière.

Je l’ai arrondie avec un ciseau.

Des petites erreurs comme celle-là remplissent un très épais dossier.

Grande gueule

Après toutes ces années de peinturage, ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai réalisé que je peinture la bouche grande ouverte. Ça doit aider ma concentration.

Donc, 2 couches de laque, 2 couches d’apprêt, 2 couches de peinture.

Pendant ce temps, dans la cour…

J’ai préparé toutes les planches pour couvrir le dessous du balcon. Ça m’évite le mal de cou qui vient avec le peinturage d’un plafond.

J’ai déplacé mes poteaux temporaires pour placer les 2 dernières planches.

La dernière planche a nécessité un peu de travail à la toupie à cause des étriers.

Pour un résultat très satisfaisant.

Mis à part le fer forgé, le balcon est complété.

Vocabulaire

J’ai ajouté quelques mots à mon vocabulaire depuis le début du projet. Feuillard et mirette sont mes préférés. Aujourd’hui, j’ai ajouté dentelure.

La finition du balcon consiste à l’envelopper en pin. Pour ça, j’ai besoin de nouveaux supports temporaires.

J’ai prévu deux planches décalées pour faire le tour. J’ai doublé l’épaisseur de la planche du bas pour donner un peu de muscle à mon bacon.

Les blocs servent à soutenir la 2e planche.

Et un détail en dentelure pour lier les deux.

Deux jours après avoir placé les planches coupées à 45° qui font les deux coins avant, les joints se sont grossièrement ouvert. Pour permettre aux joints de continuer de travailler, j’ai mis du calfeutrage. C’est ça, le noir. Pas sûr de mon approche, j’invente à mesure.

Ensuite, j’ai ajouté une planche de pin embouveté de chaque côté pour maintenir un dépassement uniforme.

Mais avant de l’installer, un coup de toupie pour arrondir le bord.

Parce que ça serait impossible d’arrondir à la toupie jusqu’à la brique une fois la planche installée.

Un dernier détail pour compléter le tout. J’étais parti pour acheter un quart de rond, mais une fois rendu au magasin, j’ai été saisi par une folie créative, et je suis revenu à la maison avec l’inverse.

J’ai été un peu paresseux en novembre dernier, en appliquant 2 couches d’apprêt sur mon balcon pour le protéger de l’hiver. J’aurais dû, avant, appliquer 2 couches de laque sur tous les noeuds pour les empêcher de percer l’apprêt et, éventuellement, la peinture.

Je corrige sur le reste.

Palier – suite

J’ai repensé à mon problème d’infiltration d’air sous le seuil de ma porte hier soir. J’ai de bons espaces entre les pierres de ma fondation. Est-ce que ça pourrait la source du problème?

J’ai commencé ma journée en blastant tous les joints avec l’air de mon compresseur. La réponse à ma question? Probablement.

Je croyais en avoir fini avec le mortier, mais…

Le reste de la journée s’est déroulé comme prévu, sans surprises ou bêtises.

Avec la récompense attendue de fin de journée.

Palier

Avant de m’attaquer au palier, j’ai ajouté un peu de mousse isolante sous le seuil de ma porte, pour empêcher l’air froid de passer. J’avais pourtant calfeutré, mais comme j’ai constaté l’hiver passé, ce n’était pas assez.

J’ai acheté un 6×6 de 12′ en bois traité que j’ai coupé en 4 sections de 3′ pour faire les poteaux. Avant de les installer, j’ai appliqué un scellant pour protéger les coupes fraiches.

Normalement, mon palier devrait être fixé à la maison avec un 2×10 et des tire-fond. Dans mon cas, ça voudrait dire percer dans les pierres de ma fondation, des pierres qui sont loin d’offrir une belle ligne droite. Ce n’est pas idéal, mais mon palier sera indépendant de la maison (contrairement au balcon qui, si vous vous souvenez, est attaché à la charpente). Avec mes pieux creusés à 45″, je devrais être correct. C’est la théorie…

Donc, je construis une boîte indépendante. La première étape, c’est de trouver la ligne qui représente le bas des 2×10 à venir, tout ça par rapport aux lattes de pin embouveté qui viendront s’accoter contre mon seuil de porte, avec une pente de 2°.

Ensuite, on fait plusieurs coupes dans les 6×6 pour que les 2×10 soient flush.

On varge avec un marteau.

Et on termine avec un ciseau.

Le top des poteaux qui n’a rien à voir, c’est du déchet. C’est plus simple de couper l’excès une fois le cadre en place, que d’essayer de trouver la hauteur précise en partant.

Une bonne journée. Ça s’annonce bien pour demain.

AP5

Le gros du projet est terminé. Puisque les propriétaires sont très capables de compléter la finition, c’est donc tout pour moi.

De ça;

À ça;

Les 2 portes de restaurant ont été récupérées pour fermer la chambre principale et un mur a été érigé pour créer un bureau.

La fenêtre est devenue l’entrée menant au couloir séparant la chambre principale du bureau, et la porte mène au bureau.

Et après 6 semaines, tous mes outils rentrent au bercail.

Demain, j’attaque mon palier d’entrée.

AP4

L’électricien est passé pour installer le plancher chauffant.

Le mur entre la salle de bain et la chambre principale est bourré de Safe ‘n Sound pour une meilleure isolation acoustique, et on ajoute les panneaux de gypse.

L’ouverture de la chambre principale est réduite pour accommoder 2 portes recyclées du condo.

Un pro de la tuile a posé le plancher en moins de 5 heures.

J’ai été impressionné par la qualité de ses coupes qui épousent parfaitement les courbes de la base de la douche. Mais surtout, il m’a montré à quel point un plancher tout croche peut être triché par la tuile.

J’ai réalisé un peu trop tard l’importance de la perpendiculaire entre le mur et le plancher pour la base de la douche. Sans un 90° parfait, les murs courbés de verre à venir auraient un espace soit en haut, ou en bas. Avant la pose de la tuile, on a donc gossé la base, pour trouver l’équerre parfaite. Le résultat était un espace tout croche entre la base et le plancher. Je regarde la photo aujourd’hui, et le tout croche a disparu. Le mensonge est parfait.

Tout ça est bien beau, mais me semble qu’on oublie quelque chose.

Ah oui.

AP3

Ça commence à prendre des allures de salle de bain.

AP2

Full patate plomberie.

La première photo est ma moins sexy. On a déplacé la laveuse/sécheuse de 25 pieds.

Ça veut dire l’alimentation en eau chaude et froide de la laveuse (on a récupéré les robinets et la tuyauterie adjacente), son évacuation d’eau, et l’alimentation en 220V pour la sécheuse. Tout ça, passé à travers d’un mur de brique de 10″ d’épaisseur à 45°. Il nous reste l’évacuation d’air de la sécheuse et le 110V pour la laveuse.

Le gros se fait dans la salle de bain. On a enlevé de la tuyauterie;

Pour rebatir du neuf.

De droite à gauche; l’entrée d’eau du condo. À la base, la valve principale. Si on monte le long de ce tuyau, un T pour le chauffe-eau. Un peu plus haut, un autre T. Celui qui continue vers le plafond servira la laveuse, l’évier de la salle de bain, et la cuisine. Celui qui vire à gauche mène à un autre T. Le tuyau qui descend dans le plancher est l’eau froide pour le bain. Celui qui continue vers la gauche pour se terminer en capuchon alimentera la douche.

Le 2e tuyau sert à alimenter la voisine d’en haut. Il ne fait que passer.

Le 3e, c’est pour la valve de sécurité du chauffe-eau de la voisine d’en haut. Celui-là, je ne le comprends pas, main bon, lui aussi ne fait que passer.

Le 4e, c’est l’eau froide pour le bain.

Le 5e, c’est l’eau chaude pour le bain. En le remontant, un coude qui tourne à gauche qui mène à un T. Vers le plafond c’est l’eau chaude pour la laveuse, l’évier de la salle de bain, et la cuisine. Vers le bas, un autre T. La gauche servira la douche, et vers le bas sera la sortie du chauffe-eau.

C’est simple, non?

Ce qui nous amène au plancher.

Du haut en bas, le drain de l’évier et de la toilette, qu’on a pratiquement pas touchés. La patente jaune qui sort du plancher, c’est l’eau pour le bain. Un tout petit peu plus bas et à la droite, son drain. Un peu plus haut du drain et juste à gauche, un carré est dessiné sur le contreplaqué. C’est là qu’aurait dû être situé le drain du bain, pour sortir en belle ligne droite. Il tombait pile sur une solive épaisse de 3″. On s’ajuste et on continue. Finalement, en bas à gauche, le drain de la douche. On a gossé le contreplaqué un peu pour trouver sa juste place, mais avec la base de douche qui sera placée sur la tuile, ce n’est pas un problème.

Même si j’ai dû recommencer (il faut vraiment wrencher les tuyaux qui se vissent dans l’élément distributeur), je suis assez fier de la tuyauterie pour la douche.

Le tout est comme un beau tournage intense. J’ai l’impression que je vais subir un petit deuil lors du wrap.

AP1

Comme dans Autre Projet, 1e entrée.

Depuis un peu plus d’une semaine, je prends une pause de mes rénos (et de l’idée de rénover en solo) pour aider des amis qui se sont acheté un condo au 2e étage d’un triplex dans Hochelaga-Maisonneuve. Pour ceux qui ne connaissent pas, HoMa est un des quartiers les plus « excitants » de Montréal. Jeudi dernier en arrivant au chantier, une pute s’affichait à 15′ de leur porte d’entrée. Dans les 20 secondes que ça m’a pris à stationner, elle s’est fait ramasser par un vieux bonhomme dans sa Toyota Echo. Ils ont quitté mes yeux pour aller conclure leur transaction. Ça, c’était à 9 heures du matin un jour de semaine. Je vous laisse imaginer ce qui se passe à 4 heures du matin le weekend. Bienvenue au sous-sous-sol de la vie.

Le projet lui-même me nourrit; c’est juste assez gros avec juste assez de nouveautés pour moi.

La salle de bain n’en était pas une. Elle était divisée en deux pièces. Dans la première se trouvait la laveuse/sécheuse, la toilette, et un évier. Les tuyaux dans la photo qui suit étaient dans le mur qu’on a démoli.

Dans la 2e pièce, une douche, qui était dans le coin qui manque un peu de peinture turquoise,

et un bain-tourbillon dans l’autre coin. On peut s’imaginer le bain au sol grâce au faux plafond qui contenait deux lumières.

Derrière le mur de brique à la droite du cadre de porte se trouve une autre pièce qui sera, en partie, la nouvelle salle de lavage.

La nouvelle salle de bain sera située au même endroit que dans la première photo, mais agrandie pour accommoder une douche et un bain sur pattes. On démolit le plafond pour voir la plomberie. Dans ce cas-ci, c’est de l’isolation de cellulose soufflée qui nous tombe sur la tête.

C’est fou ce qui peut se cacher dans un plafond, surtout quand un plafond est le plancher du voisin d’en haut.

On enlève le plancher pour accéder à notre tuyauterie de drainage et d’alimentation en eau.

Beaucoup d’isolation épaisse (qu’on retrouve habituellement seulement dans un toit) qui sert à isoler acoustiquement le 1er étage du 2e. C’est clair que mes amis ont acheté un condo dans une vieille bâtisse construite solide, et rénovée il y a 7-8 ans avec des normes qui dépassent le code de construction. La plus grosse mauvaise surprise qu’on a eue, c’est la poutre d’acier qui traverse horizontalement le bas de la dernière photo, qui tombe pile ou devait être placé le drain du bain. On s’ajuste et on continue. Ce n’est pas un cas pour « Holmes on Homes ».

Pieux – deux

Les deux derniers trous se sont creusés beaucoup plus rapidement – une petite roche et quelques bouts de briques. C’était presque plaisant. J’ai coulé le béton,

et les quatre ancrages pour mes 6×6 sont en place.

J’aurais pu utiliser des 4×4. L’avantage des 6×6, c’est que je peux les couper dans l’épaisseur pour accommoder les 2×10. Le tout sera flush, ce qui simplifiera la finition.

Pieux

À l’horaire aujourd’hui; creuser les 4 trous nécessaires pour les pieux sur lesquels reposeront les 4 pattes de mon palier d’entrée. Avant de creuser, j’ai fait les appels aux services touchés: Bell, Vidéotron, Gaz Métro, Hydro, et la ville pour mon entrée d’eau. L’entrée de gaz de mon voisin est à environ 2 pieds d’où je dois creuser deux de mes trous. Ce que j’ai appris, c’est que Gaz Métro se donne une zone de protection d’un mètre de chaque côté de leur tuyau. Si je creuse avec de l’équipement lourd et je perce leur tuyau, je suis responsable. Après avoir été témoin de ce qu’une fuite peut nécessiter en termes de main d’oeuvre et d’équipement, j’en déduis que ce serait une erreur qui couterait facilement dans les 4 chiffres. C’est donc bye, bye tarière à essence, et allo job de bras. J’ai loué une tarière manuelle qui, je soupçonne, date des années ’70. Ça, c’est un bon retour sur investissement.

J’espérais creuser à 4 pieds, mais avec ma tarière manuelle, le max est 45″. Bof.

J’ai tiré un plomb à partir du balcon pour établir l’endroit où creuser. Le cercle représente le sonotube, le carré, la patte de 6×6.

La journée a été très frustrante. Dans le premier trou, j’ai sorti tout ça;

Des déchets de béton, un nombre impressionnant de bouts de briques, et une roche que j’ai du casser en deux avec ma tige d’acier de 6 pieds pour pouvoir la sortir. Pioche, pioche, pioche. Épuisant. C’est fou le temps que j’ai perdu. Le 2e trou s’est fait beaucoup plus rapidement, mais il était déjà 16h. C’est tout pour aujourd’hui, les 2 autres devront attendre.

Et pour la cerise sur le sundae de ma journée…

Teaser

Hier, j’ai fabriqué ça en fer forgé;

Ce qui reste du projet a pris une toute nouvelle ampleur. À suivre.

La grosse brute

Dernière étape de démolition du projet. À l’horaire, me débarrasser de tout le béton.

Pour y arriver, la location d’un méga outil; la grosse brute.

Ça, c’était le 22 mars dernier, lors de notre faux été. Pesant plus de la moitié de mon poids, la brute m’a rapidement achevé, et j’ai accompli très peu de la tâche à faire. Aujourd’hui, j’ai été un peu plus modeste en me louant un bébé brute…

… qui s’est avéré aussi efficace que sa grosse mama, mais avec beaucoup moins d’effort.

Le bilan: 33 chaudières de béton au recyclage,

et un blessé.

Vendu!

Aujourd’hui, j’ai vendu pour 1100$ l’échafaudage qui m’avait couté 1791$ à l’achat. La différence de 691$ est à 1$ près de ce que m’auraient coûté 2 mois de location.

7 mois d’utilisation pour le prix de 2. J’aime.

Intervention d’urgence

Une bizarrerie ce matin en ouvrant la porte pour ramasser La Presse; des brindilles à mes pieds et une crotte d’oiseau sur ma porte.

« Look up, look waaay up », disait le Friendly Giant. Deux moineaux sont en début de chantier, à se construire un condo de luxe entre ma brique et mon balcon.

Vite, on barricade!

Je les comprends très bien. Avec l’autoroute, le marché Atwater, et le canal Lachine à proximité, ma maison est très alléchante.

Et c’est un wrap…

…pour cette année.

Parce que j’ai accompli ce que je voulais faire cette année. Parce que le reste peut attendre à l’année prochaine. Parce que je suis en manque de cinéma, de musique, de théâtre. Parce que ‘my helmet is full’. Parce que ça me laisse l’hiver pour apprendre à souder du fer forgé…

Alors, on se revoit au printemps pour la conclusion?

Balcon

Dans mon coin, j’ai noté 2 méthodes de construction d’un balcon. La première et la plus simple, consiste à bâtir une boite et de la pencher, pour permettre l’écoulement de l’eau.

Ça donne l’impression d’avoir été bâtis croche.

La deuxième méthode requiert un peu plus de travail. Le bas du balcon est gardé au niveau, mais le haut est coupé pour obtenir la pente désirée.

Même si la première méthode s’agencerait parfaitement bien avec la thématique du tout croche de ma maison, j’ai opté pour la deuxième.

Hier, journée de pluie, j’ai acheté les fournitures nécessaires, et j’ai assemblé le cadre de base de mon balcon. Les étriers sont en place, et j’ai percé 6 trous pour accommoder les tires-fonds de 5″ qui ancreront le tout à la maison. J’ai une pente de 2°, ce qui représente une baisse de 1/8″ pour chaque pied.

Aujourd’hui, j’ai monté et vissé le cadre à la maison.

Mais, woh, woh, monsieur. Pas si vite. La brique et la porte bloquent l’accès aux étriers. Impossible d’y glisser mes madriers.

On dévisse les tires-fonds, on tire le tout jusqu’au bord de la brique, et on continue l’assemblage.

Et le squelette de mon balcon est complété.

Et non, ce n’est pas de l’overkill. J’ai besoin de surfaces de clouage pour les lattes de pin embouvetées à venir. Ah ben tiens, les voilà;

Et finalement;

Beaucoup de finition à venir, mais le gros est fait. Plus important, aujourd’hui j’ai atteint l’objectif que je me suis fixé après avoir entamé les travaux le 22 avril dernier; finir la brique et avoir un balcon en place pour protéger ma porte d’entrée des intempéries. Ça commence à sentir le wrap pour cette année…

Samedi dernier, avant de prendre l’avion pour une autre destination exotique (Shilo, Manitoba), j’ai nettoyé la cour, qui était rendue inutilisable pour une soirée entre amis depuis le début des travaux.

Ce qui m’a laissé un pas pire de début de pile pour la prochaine St-Jean.

Culottes courtes, bières, barbecue, amis, feu, chaleur.

Topless

Wow.

Mais avant d’arriver là, une moulure de 16′ qui fait le pont entre la brique et la corniche, fixée avec 5 tapcons.

J’ai aussi lavé mon mur au complet, de la fondation à la corniche, avec de l’acide muriatique, pour enlever le beurrage de mortier sur la surface de mes briques.

Avant;

Après;

J’ai commencé l’application de l’acide avec une bouteille pouche-pouche, mais après 10 minutes, le pouche-pouche ne pouche-pouchait plus. J’ai eu le même résultat avec une deuxième bouteille d’une marque différente. J’ai complété l’application au pinceau. C’est de l’acide, donc pas de niaisage avec la protection.

Et les briques restantes? 72 sur les 1908 reçues.

La méthode standard pour commander de la brique est de calculer le nombre requis pour couvrir la surface et d’ajouter 5% pour la perte. J’ai aussi eu à commander 28 briques supplémentaires pour compléter une rangée de palette – une affaire technique de livraison que je n’ai jamais comprise. J’ai reçu 3 blocs de 500, et une palette de 408, et la rangée du haut n’était pas complète.

Anyway… J’ai retourné les 72 briques vendredi pour le prix payé moins 20% de frais de manutention. Calcul fait, j’ai complété mon mur avec moins de 3% de perte.

Prochaine étape; le balcon. Ça devra attendre un peu, car j’ai 9 jours de travail sur les 10 prochains.

Voir ma maison avec la moitié de l’échafaudage est beaucoup plus satisfaisant que d’avoir placé la dernière brique. Là, c’est clair, je descends la pente.

La dernière